LES TAUX D'INTÉRÊT DES CRÉDITS IMMOBILIERS N'EN FINISSENT PLUS DE RECULER


Des conditions historiques

17 juillet 2018 LA FISCALITE

LES TAUX D'INTÉRÊT DES CRÉDITS IMMOBILIERS N'EN FINISSENT PLUS DE RECULER

Même si les taux baissent, ces conditions historiques ne compensent plus la remontée des prix.

(LaVieImmo.com) - les mois passent et le même refrain se fait entendre du côté des banques. Les taux continuent de baisser. En juin, ils ont atteint en moyenne 1,44% sur les crédits immobiliers, toutes durées confondues, selon les données publiées ce mardi par l'Observatoire Crédit Logement / CSA. Soit un léger repli par rapport à mai, où ils s'établissaient déjà à un niveau exceptionnellement bas à 1,46%.

"La reprise de l’inflation dont le rythme s’accélère depuis le début de 2017 a comme conséquence que les taux d’intérêt réels n’ont jamais été aussi bas depuis le premier choc pétrolier", précise d'ailleurs l'Observatoire Crédit Logement / CSA. Dit autrement, il n'a jamais coûté aussi peu cher d'emprunter.

Plus précisément, les taux ressortent en moyenne à 1,25% sur 15 ans (toujours hors assurances), à 1,43% sur 20 ans et à 1,67% sur 25 ans. Ce mouvement est particulièrement remarquable car, dans le même temps, la durée des prêts octroyés par les banques continue de gonfler. Depuis 2014, la durée moyenne des prêts bancaires a progressé de 17 mois (dont quatre mois rien que depuis janvier dernier). Les acheteurs empruntent désormais sur 221 mois en moyenne, soit sur 18,4 ans. Or, mécaniquement, plus on emprunte sur une longue période, plus les taux d'intérêt augmentent. C'est dire si les ristournes des banques au cours des derniers mois ont été importantes.

Une capacité d'achat en berne

Cela ne suffit plus pour autant à compenser la hausse des prix dans la pierre. Car si les banques ont décidé de baisser les taux tout en proposant des crédits sur des durées plus longues, c'est parce que la demande s'essoufflait. Les ménages ont du mal à suivre la forte montée des prix (+3,5% sur un an au premier trimestre 2018 selon les données des notaires).

En comparant l'évolution des taux avec celle des prix du baromètre LPI / SeLoger, l'Observatoire remarque ainsi que dans 73% des villes de plus de 100.000 habitants couvertes par l'étude, la surface achetable par les ménages baisse. Entre le deuxième trimestre 2017 et le deuxième trimestre 2018, les acheteurs ont perdu 5,2 mètres carrés de capacité d'achat à Paris, 4,8 m2 à Nantes, 6,5 m2 à Bordeaux ou encore 2,5 m2 à Lyon. Ce qui pourrait à terme gripper le marché, en particulier du côté des ménages qui accèdent pour la première fois à la propriété.

source : www.lavieimmo.com

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